Tous les filtres ne jouent pas dans la même cour. Voici, du grain de sable à la molécule dissoute, ce que chaque procédé arrête vraiment.
On ne suppose pas. On mesure.Tant qu'un pore est plus large que la molécule, elle passe. Le charbon, lui, ne retient pas par la taille mais par affinité.
Chaque étage est dix à cent fois plus fin que le précédent. Lisez du haut vers le bas.
Sable, rouille, particules visibles. C'est le préfiltre d'entrée, celui qui protège le reste. Un cheveu fait 70 microns.
Bactéries, kystes, microplastiques. Ici commence le monde du vivant. En dessous de ce seuil, une bactérie ne passe plus.
bactéries arrêtéesVirus, colloïdes, nanoplastiques, grosses molécules organiques. Les sels dissous, eux, traversent toujours.
virus arrêtésPesticides, résidus de médicaments, calcaire, sulfates. Une bonne partie des nitrates et des PFAS passe encore.
molécules organiquesNitrates, PFAS, plomb, arsenic, sels dissous. On descend à l'échelle de l'ion, soit à peine trois fois la taille d'une molécule d'eau.
le dernier étageNulle part sur cette échelle. Son fabricant l'écrit lui-même : il n'y a aucune filtration à tamis dans le dispositif, et aucune valeur en microns ne peut être donnée.
Ce n'est pas une critique, c'est une autre famille. Du charbon en grains et des billes de résine ne forment pas une barrière, mais un lit de contact. Les molécules organiques s'y collent, les ions s'y échangent. Ce qui n'a ni affinité ni charge traverse sans rien rencontrer.
Conclusion directe : un microplastique est une particule. On l'arrête avec une maille, pas avec de l'adsorption. Sans tamis, la promesse sur les microplastiques n'a aucun support physique.
Disons-le comme il faut, pour que personne ne s'affole : le chlorure est un sel, celui du sel de table, et non le chlore désinfectant que l'on sent au robinet. Les quantités en jeu, environ 4 milligrammes par litre, sont très loin de la référence de qualité fixée à 250. Ce n'est donc pas un danger. C'est simplement le rappel qu'un échange n'est pas un retrait, et que la charge totale de l'eau, elle, ne descend pas d'un milligramme.
Le choix se fait sur ce qu'on veut retirer, pas sur ce qu'on veut dépenser.
L'ultrafiltration et la nanofiltration sont d'excellents procédés, et chacun a son terrain. L'ultrafiltration est précieuse sur un puits ou une eau de source, là où le risque est bactérien.
Mais sur une eau de ville, déjà chlorée et déjà contrôlée, le risque n'est plus vivant. Il est dissous. Nitrates, PFAS, résidus de traitements, métaux repris dans les canalisations. Or tout cela vit dans le dernier étage de la réglette, celui que seule l'osmose atteint.
Le vrai sujet n'est pas la marque. C'est qui vous accompagne.