Affiche A4. Sur téléphone, elle se replie toute seule pour rester lisible.
E.W.S. · Détective Eau Nette
La ligne d'or, c'est la norme. Les barres bleues s'arrêtent avant. Les barres rouges la traversent. Le verdict, lui, ne bouge pas.
Au-dessus, les limites de qualité. Elles viennent buter contre la ligne sans jamais la franchir, et l'eau est déclarée conforme. En dessous, les références de qualité. Elles la traversent toutes, et il ne se passe rien.
LA NORMEd'un côté comme de l'autre, l'eau reste conforme
Impératives. Une seule franchie, l'eau bascule en non conforme. Voici les huit plus tendues de notre eau.
Indicatives. Les dépasser ne change rien au verdict, et aucun plafond ne les arrête. Échelle multipliée, jusqu'à douze fois.
Le cuivre figure des deux côtés. La même mesure, 1,6 mg/L, consomme 80 pour cent de sa limite de qualité et dépasse de 60 pour cent sa référence. Un seul chiffre, deux lectures, un seul verdict.
Nitrates 46 contre un repère nourrissons de 10 mg/L, sulfates 320 contre 140, fluor 1,3 contre 0,5. Aucun de ces repères n'est opposable au distributeur d'eau.
Eau ambrée, saumâtre, dépôt noir dans la bouilloire, rouille sur l'évier. Le laboratoire agréé la déclare conforme, et il a raison.
Une eau peut être potable et salubre malgré le non-respect des références de qualité. Ce sont des indicateurs de fonctionnement, pas des critères de potabilité.
Conforme ne signifie pas bonne. Cela signifie que la ligne n'a pas été franchie du bon côté. Et le bon côté, ici, n'est pas celui qu'on boit.