Ce que boit un département, et ce dont il se soigne. Les deux colonnes restent séparées : on regarde, on ne mélange pas.
On ne suppose pas. On mesure.
Ce que Dark Waters ↗ a dû prouver avec 69 000 prises de sang, ce tableau ne peut pas le prouver. Il montre où regarder. Erin Brockovich ↗ rappelle l'autre moitié : gagner en justice ne suffit pas à démontrer une cause.
⚠️ Ce tableau compare des départements, pas des personnes.
Une corrélation n'est pas une preuve : les maladies d'aujourd'hui reflètent l'eau bue il y a 10 à 40 ans, et le tabac, l'âge et l'alimentation pèsent plus lourd que l'eau.
Pour une inquiétude près de chez vous : l'ARS, et le signalement d'agrégat de cas ↗ auprès de Santé publique France.
Pourquoi tant de prudence ?
Pas de personnes. Les données de santé ouvertes s'arrêtent au département. Savoir qui a bu quoi demande une cohorte, un consentement et l'accord de la CNIL.
Le temps. Un cancer du côlon ou une démence se prépare sur des décennies. Hub'Eau ne remonte qu'à 2016.
Le robinet n'est pas le verre. On mesure l'eau du réseau, pas ce que chacun boit (bouteille, filtre, déménagements).
Soigné n'est pas malade. L'Assurance Maladie compte les personnes prises en charge. Un département mieux dépisté paraît plus malade.
Le hasard. En croisant assez de chiffres, des rapprochements surgissent tout seuls. C'est pour ça qu'on n'affiche ni score ni classement « à risque ».
Votre département
Pré-rempli d'après la ville choisie sur le site. La même année des deux côtés.
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Le moteur de la France
Où l'eau du robinet est la plus chargée
Ici, un département à la fois. Là-bas, les 101 d'un coup : chaque réseau classé à part, sur six fenêtres de temps, et chaque ligne ouvre son enquête.
Le lien le plus étudié en Europe, à des doses bien sous la limite.
💧 L'eau du robinet
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🩺 La santé
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Ce que disent les études
En une phrase : une association est retrouvée dans une très grande cohorte danoise et reconnue par l'Anses, mais les méta-analyses ne concluent pas. Hypothèse sérieuse, pas une preuve.
2,7 millions de Danois suivis de 1978 à 2011 : risque plus élevé de 16 % (de 8 à 25 %) au-delà de 9,25 mg/L, face aux moins de 1,32 mg/L. Hausse visible dès 3,87 mg/L. Schullehner et al. 2018 ↗
Méta-analyse de 60 études : pas d'association nette pour le côlon (rapport 1,02, de 0,96 à 1,08), une pour l'estomac. Picetti et al. 2022 ↗
L'Anses confirme en 2022 une association entre nitrates ou nitrites et cancer colorectal, eau de boisson comprise. L'eau pèse 20 à 25 % de ce que l'on avale en nitrates. Rapport de l'Anses ↗
Le CIRC classe les nitrates ingérés « probablement cancérogènes » (groupe 2A) quand ils se transforment dans l'organisme. Monographie 94 ↗
🚼 Pour un biberon, le repère reste 10 mg/L, jamais les 50 de la limite adulte.
2Aluminium ↔ démences
Une piste française, née en Gironde, toujours ouverte.
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Ce que disent les études
En une phrase : un signal net dans la cohorte bordelaise PAQUID, mais porté par très peu de personnes exposées, et non confirmé ailleurs. Ni l'OMS ni les autorités françaises n'en font une cause.
2 698 personnes suivies 8 ans : au-delà de 0,1 mg/L (100 µg/L), risque de démence presque doublé (1,99, de 1,20 à 3,28) et d'Alzheimer (2,14, de 1,21 à 3,80). Seuls 17 cas étaient exposés. Rondeau et al. 2000 ↗
15 ans de suivi : l'apport quotidien par l'eau reste associé, mais 13 personnes seulement l'atteignaient, et la simple « exposition géographique » ne l'était pas. La silice protégeait. Rondeau et al. 2009 ↗
Au Canada, pas d'association significative (1,34, de 0,88 à 2,04). Étude CSHA 2019 ↗
En France, 200 µg/L est une référence de qualité, signe d'un traitement mal réglé, pas une limite sanitaire. Fiche Cancer et environnement ↗
3THM ↔ cancer de la vessie
Les sous-produits du chlore : le lien le mieux établi des trois.
💧 L'eau du robinet
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🩺 La santé
L'Assurance Maladie ne compte pas le cancer de la vessie à part : il est rangé dans « autres cancers ». Le chiffre national vient d'une estimation européenne.
737
cancers de la vessie par an en France attribués aux THM (de 373 à 1 092), soit 4,6 % des cas. Evlampidou et al. 2020 ↗
En une phrase : plusieurs pays, des centaines de milliers de personnes, le même sens : après des années au-dessus d'environ 25 µg/L, le risque monte, surtout chez l'homme.
Études européennes regroupées : chez l'homme, risque plus élevé de 35 % au-delà de 25 µg/L, et de 51 % au-delà de 50 µg/L. Costet et al. 2011 ↗
Union européenne : 4,9 % des cancers de la vessie attribuables, environ 6 500 par an. Evlampidou et al. 2020 ↗
Sous 20 µg/L, une cohorte de 58 672 personnes ne voit pas d'effet (0,90, de 0,73 à 1,11). Water Research 2022 ↗
Le Haut Conseil de la santé publique relève de fortes disparités en France, plus marquées à l'ouest. Avis de juillet 2025 ↗
La douche et le bain comptent aussi : on respire et on absorbe les THM par la peau.
🇫🇷 Les 101 départements, côte à côte
Une ligne par département, année 2024. L'eau à gauche, la santé à droite, jamais fondues en un score. Touchez un titre de colonne pour trier.
Le tableau des 101 départements demande JavaScript. La page d'un département, plus haut, se lit sans.
Eau : Hub'Eau, moyenne de l'année par commune, valeur de l'habitant « du milieu » (population INSEE). Santé : Assurance Maladie, personnes prises en charge pour 1 000 habitants, standardisé sur l'âge de la France ; « ≈ France » veut dire que l'écart reste dans la marge d'incertitude. Un « · » : pas encore calculé, ou pas publié.
Pour aller plus loin que ce tableau
Savoir si ceux qui ont bu plus de nitrates tombent plus malades, personne par personne, c'est le travail d'une cohorte. En France, CONSTANCES ↗ l'a déjà commencé : l'eau bue au domicile par ses participants a été reconstituée de 2000 à 2020, nitrates et THM compris.
C'est le rôle qu'a joué le panel scientifique de Dark Waters : 69 000 habitants, sept ans d'analyses, et six maladies retenues en 2012. Steenland et al. 2020 ↗
Ce que ce site ne publiera jamais
Une liste de personnes, ou de « buveurs exposés ».
Une commune ou un réseau classé « à risque de cancer ».
Un nombre de malades inférieur à 11 : l'Assurance Maladie le masque, nous aussi.
Une phrase qui désigne un exploitant ou un élu comme cause d'une maladie.
Merci d'avoir regardé les deux colonnes sans les mélanger. C'est déjà plus que beaucoup de gros titres.