La question : boire pendant des années une eau purifiée plutôt que l'eau du robinet change-t-il quelque chose de mesurable dans le corps ? La Cohorte DEUX EAUX veut suivre deux groupes de volontaires pendant dix ans pour y répondre, avec des chercheurs indépendants aux commandes.
Deux groupes, et aucun n'est le « bon »
Vous ne changez rien
Vous continuez de boire et de cuisiner avec l'eau de votre commune. Sans vous, il n'y a rien à comparer : ce groupe est aussi précieux que l'autre.
Vous buvez une eau purifiée
Vous buvez et cuisinez avec une eau passée par osmose inverse. Elle est contrôlée régulièrement, pour prouver qu'elle est bien celle qu'on annonce.
Les deux eaux sont autorisées à la consommation. On ne compare pas une eau dangereuse à une eau saine : on compare deux eaux permises.
Ce qu'on mesurera
Le protocole ci-dessous est un point de départ. Il sera validé et réécrit par l'équipe scientifique qui portera l'étude.
Dans l'eau de chaque volontaire
- Conductivité et minéralisation
- Nitrates, aluminium, et les substances suivies par l'ARS de la commune
- Un contrôle régulier de l'eau osmosée au domicile, dans le groupe concerné
Dans le corps, par des bilans simples
- Urines : conductivité, nitrates, aluminium
- Sang : fonction rénale, calcium, magnésium, sodium, potassium
- Qualité de vie, par questionnaire validé
- Sur le long terme : les maladies qui surviennent, vérifiées par un médecin
Le calcium et le magnésium du groupe eau osmosée seront suivis de près. L'OMS a posé la question des eaux très peu minéralisées bues sur la durée (OMS, Nutrients in drinking-water, 2005). L'étude doit pouvoir répondre dans les deux sens.
Le calendrier envisagé
- Aujourd'hui : l'appel. On réunit les personnes et les compétences.
- Ensuite : une équipe scientifique écrit le protocole et obtient les autorisations.
- Première année : une phase pilote avec 100 à 200 volontaires.
- Fin de la deuxième année : les premiers résultats sur les marqueurs du sang et des urines.
- Années 3 à 10 : un bilan par an, puis la publication complète, quel que soit le résultat.
Ce qu'on vous doit, en toute franchise
Trois engagements
- Un lien d'intérêt déclaré. Mon EAU Nette est porté par E.W.S., qui installe des osmoseurs. C'est précisément pour ça que l'étude ne doit pas nous appartenir : le pilotage et l'analyse iront à des chercheurs indépendants.
- Aucune donnée de santé collectée ici. Une étude qui suit des personnes relève de la loi Jardé (loi n° 2012-300 du 5 mars 2012) : promoteur, médecin, comité de protection des personnes. Tant que ce cadre n'est pas en place, on ne vous demande qu'un prénom, une commune et une envie.
- Tous les résultats publiés. Y compris s'ils ne montrent aucune différence, ou s'ils ne vont pas dans le sens de l'eau purifiée.
Qui on cherche
- Des volontaires, dans les deux groupesAdultes, partout en France.
- Un ou une épidémiologistePour concevoir et piloter le protocole.
- Des médecinsGénéralistes, néphrologues, pour suivre les participants.
- Une structure de recherchePour porter l'étude au plan légal : CHU, université, organisme.
- Des laboratoiresAnalyses médicales, et analyses d'eau accréditées.
- Des soutiensStatisticiens, juristes en santé, associations, financeurs.
Je veux en être
Faire passer le mot
Une cohorte, c'est d'abord du monde. Chaque partage peut amener un volontaire, ou le médecin qui manquait.
Vos questions
Boire de l'eau osmosée, c'est dangereux ?
Non, on ne s'empoisonne pas avec une eau purifiée. La vraie question scientifique porte sur les minéraux sur le long terme, et c'est justement pour ça que l'étude suit le calcium et le magnésium de près.
Et l'eau du robinet, elle est dangereuse ?
Une eau conforme est autorisée à la consommation. Personne ne vous demande d'arrêter de la boire. Pour les biberons, le repère reste plus strict : 10 mg/L de nitrates, et non les 50 de la limite adulte.
Faut-il acheter un osmoseur pour participer ?
Non. La prise en charge du matériel sera fixée avec l'équipe scientifique, et aucune vente ne sera proposée aux participants pendant l'étude.
Pourquoi dix ans ?
Certains effets se voient vite, dans le sang et les urines : on les regardera dès la deuxième année. D'autres ne se voient que lentement. Dix ans, c'est le temps de laisser parler les deux.
Et si je change d'avis en route ?
Vous partez quand vous voulez, sans vous justifier. Ce sera écrit noir sur blanc dans le consentement.
Sources
- Loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 relative aux recherches impliquant la personne humaine (Légifrance)
- Code de la santé publique, articles L1121-1 et suivants (Légifrance)
- Nutrients in drinking-water, 2005 (Organisation mondiale de la santé)