🚿 Chlore : à quoi vous exposez-vous vraiment ?

Douche, boisson, cuisson : ce qui transite par votre eau, sur toute une vie.

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1. Votre commune

Pour un calcul réel, entrez votre commune : on récupère la teneur en chlore mesurée par le contrôle sanitaire officiel. Sinon, une valeur moyenne sera utilisée.

2. Vos habitudes

Une partie de l'eau de cuisson est absorbée par les aliments : elle finit dans l'assiette.
🛁 Bain ou douche : lequel est le pire ? (cliquez)

Les deux, mais pas pour la même voie. La douche est pire pour l'inhalation : le pommeau pulvérise l'eau en fines gouttelettes qui libèrent le chlore et les THM dans l'air. Une douche chaude de 10 minutes au pommeau standard, c'est environ 120 litres vaporisés dans une cabine fermée, respirés en continu. Le bain est pire pour la peau : le corps entier immergé 15 à 20 minutes dans 150 à 200 litres, ce n'est plus un ruissellement, c'est un trempage. Et soyons précis, car c'est là que beaucoup se trompent : après une demi-heure de bain, le niveau n'a pas baissé : on n'absorbe presque pas l'eau elle-même, la peau y est quasi étanche (quelques millilitres tout au plus). Ce qui passe, ce sont les composés dissous, en premier lieu les THM, qui traversent la peau bien plus facilement que l'eau. Ordre de grandeur des études d'exposition : une douche ou un bain de 10 à 15 minutes peut apporter, par la peau et l'air réunis, une dose de THM comparable à celle qu'on recevrait en buvant 1 à 2 litres de la même eau. Le réflexe est le même dans les deux cas : aérer, et traiter l'eau à l'arrivée du logement.

Valeurs moyennes constatées : pommeau standard 12 L/min, économiseur 6 à 9 L/min · durée moyenne en France 8 min (ADEME) · eau bue conseillée ~1,5 L/jour (calculez votre besoin réel ici).

Les trois voies d'exposition

🌬️ 1. L'inhalation (douche ET cuisine)

L'eau chaude libère le chlore et les composés volatils (trihalométhanes) dans l'air : sous la douche, mais aussi au-dessus d'une casserole qui bout. Celui ou celle qui cuisine près des vapeurs les respire aussi.

🖐️ 2. La peau (chaude OU froide)

Le chlore traverse la peau à toute température, comme une salade qui se charge en chlore qu'on la rince à l'eau chaude ou froide. La chaleur ne fait qu'amplifier l'absorption en dilatant les pores, mais l'eau froide fait entrer le chlore elle aussi.

🍽️ 3. L'ingestion (boisson et cuisson)

Ce que vous buvez, mais aussi ce que vous cuisinez : pâtes, riz, légumes, soupes absorbent l'eau de cuisson. Détail qui surprend : un légume bio lavé à l'eau du robinet chlorée se recharge en chlore : « bio, puis rincé au chlore communal ». Pensez aussi à vos animaux et vos plantes.

🛁 Bain ou douche : lequel est le pire ?

Les deux, mais pas pour la même voie. La douche pulvérise l'eau en fines gouttelettes : c'est elle qui libère le plus de chlore et de THM dans l'air. Concrètement, une douche chaude de 10 minutes au pommeau standard, c'est environ 120 litres d'eau chlorée vaporisée dans une cabine fermée : dix minutes à respirer ce brouillard, pendant que la peau ruisselle en continu. Le bain, lui, expose moins par l'air mais bien plus par la peau : le corps entier immergé 15 ou 20 minutes dans 150 à 200 litres, ce n'est plus un ruissellement, c'est un trempage. Douche = inhalation ; bain = peau. Dans les deux cas, le réflexe est le même : aérer, et traiter l'eau à l'arrivée du logement, pas seulement au robinet de la cuisine.

❓ Quels risques, concrètement ?

À court terme, le certain : peau qui tire et s'assèche, cheveux ternes, yeux qui piquent, et une gêne respiratoire chez les personnes sensibles ou asthmatiques, bien documentée dans l'air des piscines chlorées, même mécanique en plus doux dans une salle de bain fermée. À long terme, l'étudié : le chloroforme, principal THM, est classé « cancérogène possible » (groupe 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer, et des études épidémiologiques associent des décennies d'exposition aux THM (boisson, douches, bains cumulés) à un risque accru de cancer de la vessie. C'est précisément pour cela que les THM sont réglementés (limite : 100 µg/L). La juste mesure : à l'échelle d'un individu, le risque reste faible, mais il est répété chaque jour pendant une vie, et en grande partie évitable. C'est la définition même du préventif : on ne panique pas, on réduit ce qui peut l'être.

⚠️ Faire bouillir ne purifie pas : ça concentre

Beaucoup font bouillir l'eau en pensant la « purifier ». C'est vrai pour tuer des microbes, mais faux pour le reste : en s'évaporant, l'eau concentre ce qui ne part pas : nitrates, sulfates, métaux lourds, hydrocarbures, éléments radiologiques et résidus de médicaments, ces traces retrouvées dans l'eau du robinet par les campagnes nationales de l'ANSES et que les stations d'épuration ne retiennent qu'en partie. Le chlore volatil s'échappe (dans l'air que vous respirez), mais les minéraux et polluants restants deviennent plus concentrés, pas moins. Mesuré au conductimètre : la valeur monte après ébullition prolongée. On ne suppose pas, on mesure.

Ces trois voies sont réelles et reconnues. Ce qu'on peut mesurer honnêtement, c'est ce à quoi vous êtes exposé : la quantité qui passe par votre eau. Ce qui reste vraiment dans le corps, personne ne peut le chiffrer précisément, car l'organisme en élimine une bonne partie au fil du temps. Ici, on vous montre l'exposition, pas une dose stockée dans le corps. C'est plus honnête, et c'est déjà parlant.

Au passage : officiellement, on ne dit plus « eau potable » mais EDCH, l'eau destinée à la consommation humaine.

🌿 L'avis du Détective

Les fleuristes et les jardiniers le savent : le chlore n'est pas bon pour les plantes, on laisse reposer l'eau avant d'arroser. On déchlore aussi l'eau des aquariums pour ne pas stresser les poissons. Mon avis personnel ? Nous ne sommes pas si différents d'une plante. Elle puise sa nourriture dans la terre, puis s'abreuve de l'eau du ciel, légère. Nous aussi, nous tirons nos minéraux de notre assiette. Alors pour boire, une eau légère et propre a du sens. Ce n'est pas une vérité scientifique, c'est une conviction de terrain, forgée à mesurer l'eau depuis des années.

Et le conseil « mettre au frais » ?

Le conseil officiel pour supprimer le goût de chlore : laisser reposer l'eau dans une carafe ouverte, quelques heures. Ce qui dégaze vraiment le chlore, c'est le temps et l'air libre, pas le froid : le froid, lui, rend surtout l'eau agréable et anesthésie les papilles, si bien qu'on sent moins le chlore sans qu'il soit entièrement parti. Et surtout : le repos élimine le chlore volatil, mais les sous-produits (trihalométhanes) restent en bonne partie. Pour retirer chlore et sous-produits sans toucher aux minéraux utiles, c'est le charbon actif, et pas n'importe lequel.

Cet outil informe et sensibilise, il ne pose aucun diagnostic médical. Les niveaux de chlore de l'eau potable respectent la réglementation sanitaire. L'objectif ici est de réduire ce qui est évitable, par bon sens, pas d'alarmer.