Les analyses officielles de votre eau du robinet, enfin lisibles.
Notre balayage quotidien des analyses officielles repère les changements notables : dépassements, recommandations sanitaires, retours à la normale. Les alertes concernant les nourrissons passent toujours en premier. Les faits marquants du moment s'affichent ici.
Chargement des alertes…
Les analyses officielles sont renouvelées régulièrement, en général chaque mois dans les communes peuplées, un peu moins souvent dans les petites communes. Presque personne ne les suit. Laissez votre adresse : dès qu'un changement notable touche votre commune, dépassement d'une référence, retour à la normale, ou recommandation sanitaire, vous recevez un message clair. Pas de changement, pas de mail.
Votre adresse sert uniquement à l'envoi de ces alertes. Elle n'est jamais transmise à des tiers, et vous pouvez demander sa suppression à tout moment en répondant à n'importe quel message.
Pâtes, riz, soupe, biberon : ce qui est dans l'eau finit dans l'assiette. L'ébullition n'élimine ni les nitrates, ni les sels minéraux, ni les résidus de médicaments, hydrocarbures et éléments radiologiques présents à l'état de traces : elle les concentre à mesure que l'eau s'évapore. Et on parle toujours de l'eau qu'on boit, mais n'oubliez pas l'inhalation : le chlore et les produits de désinfection qui lui sont liés s'évaporent dès que l'eau chauffe (casserole dans la cuisine, douche, bain) et passent dans l'air que vous respirez. La règle de la javel « à l'eau froide », vous la connaissez pour le ménage : c'est la même chimie chez vous. Premier réflexe, simple et gratuit : aérez à fond pendant et après. Ensuite, si vous voulez une solution réellement efficace, n'hésitez pas :
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La base des bases, recommandée par le Détective : à l'arrivée d'eau générale du logement, un filtre anti-sédiments suivi d'un filtre charbon actif. Des filtres, oui, mais pas n'importe lesquels. Le premier retient les particules et protège le second ; le charbon actif retient une bonne partie du chlore et de ses sous-produits, pour l'eau que vous buvez, que vous cuisinez, et que vous respirez sous la douche. Un filtre saturé ne filtre plus : les cartouches se remplacent régulièrement.
On croit souvent que l'eau en bouteille est plus « pure ». En réalité, beaucoup d'eaux minérales sont bien plus chargées que ce qu'on tolère au robinet. Le repère : la référence maximale du robinet est d'environ 1100 µS/cm, soit à peu près 550 à 700 mg/L de résidu sec. Au-delà, une eau serait « non conforme aux références » si elle coulait de votre robinet. Les valeurs ci-dessous sont relevées sur les étiquettes officielles.
ⓘ Et la référence minimale de 200 µS/cm ?
| Eau (de la plus légère à la plus chargée) | Résidu sec | Sulfates | Chlorures | Fluor |
|---|
❗ Contrôles, mises en cause et microplastiques. Le symbole ❗ à côté de certaines marques signale des mises en cause documentées (traitements interdits reconnus ou constatés, enquête Le Monde / Radio France 2024, rapport de la commission d'enquête du Sénat, mai 2025) : cliquez dessus pour le détail sourcé. À savoir aussi : des études publiées ont trouvé des microplastiques dans la grande majorité des eaux en bouteille testées, sans qu'aucun seuil réglementaire n'existe encore. Et chaque bouteille reste du plastique produit, transporté, puis à recycler. Une eau du robinet bien filtrée, dans un contenant en verre, évite l'un et l'autre : c'est aussi le choix écologique.
Pourquoi des « n.c. » surtout sur le fluor ? La réglementation (directive 2003/40/CE) n'oblige à mentionner le fluor sur l'étiquette que s'il dépasse 1,5 mg/L. En dessous, beaucoup de marques ne le publient tout simplement pas : un « n.c. » sur cette colonne suggère donc en général une teneur faible, sans que nous puissions l'affirmer.
Colonne 👶 : le logo signale une mention « convient à la préparation des aliments des nourrissons » vérifiée sur l'étiquette ou le site officiel ; une croix ✗ signale une eau qui dépasse au moins un seuil nourrissons ; un 👶? signale une eau conforme sur les valeurs publiées mais dont la mention n'a pas pu être vérifiée (cliquez dessus pour comprendre). Les ⚠️ dans les cases montrent le paramètre en cause : cliquez dessus pour l'explication. Voir aussi la section Nourrissons pour les seuils.
Les conductivités et résistivités sans « ≈ » sont des valeurs mesurées (étiquettes ou analyses officielles). Les autres sont estimées depuis le résidu sec avec un facteur gradué (≈ 0,95 pour les eaux très légères, jusqu'à 0,6 pour les très chargées, à 25 °C) : prenez-les comme des ordres de grandeur. La résistivité est l'inverse de la conductivité : plus l'eau est légère, plus elle résiste au courant.
Repère complémentaire, non réglementaire : selon les travaux de Louis-Claude Vincent (bioélectronique), une eau de boisson idéale présenterait une résistivité comprise entre 8 000 et 40 000 Ω·cm. Ce repère n'est pas reconnu par la réglementation sanitaire française ; nous le citons à titre d'information, car de nombreux professionnels de l'eau s'y réfèrent.
Une valeur à corriger, une étiquette plus récente ? 📩 Signalez-le en joignant une photo de l'étiquette. Chaque signalement est vérifié par nos soins avant toute mise à jour : la photo fait foi, rien n'est modifié automatiquement.
Rouge = au-dessus de l'équivalent robinet (résidu sec > 700 mg/L, sulfates > 250 mg/L, chlorures > 250 mg/L, fluor > 1,5 mg/L, la limite fluor du robinet). Sources : étiquettes officielles, données Nestlé Waters, fabricants et bases publiques.
Recopiez ce qui est écrit sur votre étiquette (laissez vide si absent), et votre eau se placera dans le classement.
Cristaline n'est pas une eau, c'est une marque qui embouteille de nombreuses sources régionales, chacune avec sa propre composition. Selon la région où vous l'achetez, le résidu sec peut aller d'environ 22 mg/L à plus de 560 mg/L, soit un rapport de 1 à 25 sous la même étiquette bleue. Le nom de votre source est écrit en petit sur l'étiquette. Deux packs Cristaline achetés dans deux villes ne contiennent pas la même eau. Mieux : dans un même magasin, sur la même étagère, voire dans le même frigo, on peut trouver deux sources différentes, selon les palettes livrées. La seule certitude, c'est le nom de source et le résidu sec écrits sur la bouteille que vous tenez en main. ❗
| Source Cristaline | Lieu de captage | Résidu sec |
|---|
👶 = mention « convient à l'alimentation des nourrissons » vérifiée sur une étiquette photographiée. Valeurs issues du site officiel moneaucristaline.fr, d'étiquettes et de la fiche technique officielle du groupe (analyses selon arrêtés 2001-2009) : certaines ont pu évoluer depuis, votre étiquette fait foi. Bon à savoir : certaines sources Cristaline portent la mention « convient à l'alimentation des nourrissons » sur leur étiquette (vérifiée par exemple sur Valon, résidu sec < 30 mg/L, fluor < 0,1). Deux packs Cristaline ne se valent donc pas pour un biberon : vérifiez la bouteille en main. Les sources « à compléter » attendent votre relevé : c'est vous qui enrichissez le tableau.
Regardez le nom de la source et l'extrait sec à 180°C inscrits sur votre étiquette Cristaline, et partagez-les. Votre source rejoint le classement.
Les reins d'un bébé ne sont pas encore matures : ils éliminent mal un excès de minéraux, de sodium ou de nitrates. C'est pourquoi une eau parfaite pour un adulte peut ne pas convenir à un nourrisson. La réglementation (arrêté du 14 mars 2007 modifié le 28 décembre 2010, sur avis de l'ANSES) fixe des seuils bien plus stricts que pour l'eau du robinet des adultes. Voici les principaux.
| Paramètre | Seuil pour les nourrissons | Pour comparaison (robinet adulte) |
|---|---|---|
| Nitrates | ≤ 10 mg/L | 50 mg/L, soit 5 fois plus permissif |
| Résidu sec (minéralisation) | ≤ 500 mg/L | pédiatres : viser < 300 mg/L avant 6 mois |
| Sulfates | ≤ 140 mg/L | 250 mg/L (référence) |
| Sodium | ≤ 200 mg/L | 200 mg/L (référence) |
| Fluor | ≤ 0,5 mg/L (≤ 0,3 si supplémentation) | 1,5 mg/L |
| Calcium | < 100 mg/L | pas de limite |
| Magnésium | < 50 mg/L | pas de limite |
Le repère le plus simple : le logo bébé. Le pictogramme « convient pour la préparation des aliments des nourrissons », en bas de l'étiquette, garantit que l'eau respecte l'ensemble de ces critères. Sa présence ne dépend pas seulement du résidu sec : une eau peut y répondre au-delà de 500 mg/L si toute sa composition est conforme, ou en être exclue en étant pourtant légère, à cause du fluor ou des nitrates par exemple.
Au robinet : quand l'ARS écrit qu'une eau est « déconseillée pour la préparation des aliments des nourrissons », c'est presque toujours à cause des sulfates au-dessus de 140 mg/L, ou des nitrates. Vérifiez votre commune en haut de cette page, réseau par réseau.
Sources : arrêté du 14 mars 2007 modifié le 28 décembre 2010, recommandations ANSES/AFSSA. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin, votre pédiatre ou votre PMI. Le lait maternel reste l'aliment de référence recommandé par l'OMS.
Les eaux pétillantes se jugent surtout sur le sodium (le sel), pas seulement sur la minéralisation. Certaines eaux thermales dépassent 1700 mg/L de sodium, à réserver à un usage ponctuel. Le repère : une eau est « pauvre en sodium » sous 20 mg/L. Au-delà de 200 mg/L, prudence en cas d'hypertension, de grossesse ou de régime sans sel. Classées de la moins à la plus salée. Aucune eau gazeuse ne porte la mention « convient à la préparation des aliments des nourrissons » : la réglementation la réserve aux eaux plates.
| Eau gazeuse | Sodium | Résidu sec mg/L (ppm) | Conductivité ≈ µS/cm | Type de bulles |
|---|---|---|---|---|
| Perrier ❗ | 10 mg/L | 475 mg/L | ≈ 680 | Gazéifiée |
| Salvetat | 5 mg/L | 253 mg/L | ≈ 360 | Gazéifiée, bulles fines |
| San Pellegrino | 31 mg/L | ~900 mg/L | ≈ 1500 | Gazéifiée |
| Badoit | 180 mg/L | 1100 mg/L | ≈ 1830 | Renforcée au gaz de la source |
| Quézac | 110 mg/L | 1140 mg/L | ≈ 1900 | Naturelle |
| Rozana | 493 mg/L | ~3000 mg/L | ≈ 5000 | Naturelle, magnésienne |
| Arvie | 650 mg/L | 2520 mg/L | ≈ 4200 | Naturelle |
| Vichy Célestins ❗ | 1172 mg/L | 3325 mg/L | ≈ 5540 | Naturelle, thermale |
| Saint-Yorre ❗ | 1708 mg/L | 4774 mg/L | ≈ 7960 | Naturelle, thermale |
Sodium en rouge au-dessus de 200 mg/L (prudence hypertension / grossesse / régime sans sel). Un verre de 250 ml de Saint-Yorre apporte déjà ~425 mg de sodium, soit près de 20 % de l'apport journalier maximal (OMS). Sources : étiquettes officielles et analyses publiées.
À noter : les bulles peuvent être naturelles (le gaz vient de la source : Perrier, Badoit, Vichy, Quézac) ou ajoutées en usine (Salvetat). Les eaux riches en bicarbonates (Vichy, Rozana, Badoit) facilitent la digestion, mais leur sodium les réserve à un usage occasionnel.
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« Conforme » ne veut pas dire « idéale ». La réglementation distingue les limites de qualité, contraignantes pour la santé, et les références de qualité, des repères de bon fonctionnement. Une eau peut respecter les limites tout en dépassant les références pendant des années. Elle est alors conforme aux normes. C'est une information, pas une conclusion.
Votre bouteille a une étiquette. Votre robinet n'en a pas. Cet outil est l'étiquette de votre robinet : la charge minérale, les sulfates, les chlorures, et la conclusion sanitaire officielle, mot pour mot.
Selon votre quartier, l'eau peut être différente. Beaucoup de communes sont alimentées par plusieurs réseaux distincts. Les résultats ci-dessus sont présentés réseau par réseau.
Vous avez lu l'étiquette de votre robinet. Vous voulez savoir ce qu'il faut en penser, et ce qui existe pour améliorer votre eau selon ce qu'elle contient vraiment ? Nous mesurons sur place, au robinet, avec des instruments professionnels, et nous vous conseillons sans rien vous vendre à l'aveugle.
Les données publiques décrivent l'eau du réseau. Pour connaître celle qui sort de votre robinet à vous, il faut la mesurer.
📝 Le billet du Détective : « Ce que votre eau ne vous dit pas » (à lire : conforme à quoi, l'angle mort du TFA, l'aluminium, le bon sens)
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Détective Eau Nette · E.W.S. · Spécialiste de la qualité de l'eau en PACA et AURA · Bilan Hydrique à domicile